Bois de chauffage : les prix par format, et ce qu’ils cachent

Le bois chauffe quatre fois moins cher que le fioul, mais il ne remplace pas un contrat

Nos conseillers comparent votre électricité et votre gaz pour que l’appoint au bois serve vraiment à baisser la facture.

09 72 14 99 46

Service gratuit, du lundi au samedi de 9h à 19h.

1 million de consommateurs ont déjà changé d’offres avec Affinicia. Et vous, qu’attendez-vous ?

4,7/5 12 603 avis clients Avis Vérifiés

« Très bon échange téléphonique ; avec une conseillère recommandable et agréable. Toutes nos actions ont été concluante. Bien à vous, cordialement ! »

John T.

« Très courtois,très bonne communication et conseils,charité et rapidité de traitement .Surtout une écoute et la compréhension, »

Alain R.

« Emma a été très très bien, m a bien expliquer les choses, patiente, très polie, excellente personne »

Anne-Françoise P.

Lire les 12 603 avis clients

Nos actualités

Cette page s’appuie sur l’enquête de prix de l’ADEME, qui interroge chaque année les vendeurs de combustibles bois. Elle donne les prix par format, livrés et non livrés, ce qui est la seule façon de comparer une bûche de 50 cm à un sac de granulés.

Nous y ajoutons ce que les prix ne disent pas : le travail que chaque format demande, et le recul des aides publiques depuis 2025.

Combien coûte le bois de chauffage

Les prix ci-dessous sont ceux de l’enquête ADEME 2024, la plus récente publiée, exprimés en euros par mégawattheure. C’est l’unité qui permet de comparer des formats qui n’ont ni le même volume ni la même densité.

Les bûches, livrées :

  • bûches de 1 m : 38,29 € le MWh ;
  • bûches de 50 cm : 44,77 € ;
  • bûches de 33 cm : 49,88 € ;
  • bûches de 25 cm : 52,00 € ;
  • bûches de 40 cm : 52,18 €.

Les granulés, livrés :

  • granulé en sac vendu au détail : 80,02 € le MWh ;
  • granulés en vrac : 85,00 € ;
  • granulé en sac vendu par palette : 86,54 € ;
  • bûches et bûchettes reconstituées : 89,63 €.

⚠️ Plus la bûche est longue, moins elle coûte, et l’écart n’est pas marginal : 38,29 € le MWh en 1 m contre 52,18 € en 40 cm, soit 36 % de plus pour le même bois. Ce que vous payez en plus, c’est la découpe. Si vous avez de quoi fendre et stocker, c’est le levier le plus rentable de cette page.

Pour donner l’échelle : au relevé officiel du 11 septembre 2026, le fioul domestique est à 1,8535 € le litre, soit environ 185 € le MWh en comptant 10 kWh par litre. La bûche de 50 cm coûte donc à peu près quatre fois moins. Les deux chiffres ne sont pas de la même année, l’enquête bois étant annuelle et le relevé pétrolier hebdomadaire, mais l’ordre de grandeur ne se joue pas à cela. Voir notre page fioul.

Le granulé s’est effondré, la bûche n’a pas bougé

C’est le fait marquant de la dernière enquête, et il mérite d’être dit précisément. Entre 2023 et 2024 :

  • le granulé en sac au détail passe de 120 à 80,02 € le MWh, soit − 33 % ;
  • le granulé en sac par palette, de 113 à 86,54 €, soit − 23 % ;
  • le granulé en vrac, de 104 à 85,00 €, soit − 18 % ;
  • les bûches, elles, varient de − 2 % à + 4 % selon le format.

L’explication tient à la nature des deux marchés. Le granulé est un produit industriel : il se fabrique, se transporte et se stocke, donc son prix suit les coûts de production et les tensions d’approvisionnement. Il avait flambé pendant la crise de 2022, il est redescendu. La bûche est un produit local, vendue par des exploitants forestiers dont les coûts varient peu : son prix bouge lentement, à la hausse comme à la baisse.

La conséquence pratique est contre-intuitive : c’est le granulé qui demande de surveiller le marché, pas la bûche. Un plein de silo commandé au bon moment ne coûte pas le même prix qu’un plein commandé en novembre.

Bûche ou granulé : ce qui les sépare vraiment

L’écart de prix au MWh, de l’ordre du double, se paie en confort. Il faut le regarder en face plutôt que de choisir sur le seul tarif.

La bûche demande de la présence. On recharge à la main, plusieurs fois par jour en hiver, on gère les cendres, et il faut de la place pour stocker et laisser sécher. En échange, l’appareil est simple, il n’a pas d’électronique, et il fonctionne pendant une coupure de courant.

Le granulé s’automatise. Une chaudière à granulés avec silo s’alimente seule pendant des semaines et se pilote comme une chaudière à gaz. Mais elle a besoin d’électricité pour fonctionner, elle demande un entretien annuel plus technique, et le silo occupe un vrai volume.

Et le format change le prix du combustible, on l’a vu : au sein des granulés, l’écart entre le détail et la palette atteint 8 %, dans le sens qu’on n’attend pas, le détail étant ici le moins cher à l’enquête 2024. C’est une raison de plus de comparer au MWh et non au sac.

Pourquoi les aides publiques ont reculé sur le bois

Le point est important si vous chiffrez une installation : depuis le 1er janvier 2025, les aides MaPrimeRénov' pour le chauffage au bois sont réduites de 30 %, poêles, inserts et chaudières à granulés compris. Le détail est dans notre actualité sur la réforme.

La raison est assumée par l’État : en 2024, les aides versées au chauffage au bois avaient dépassé celles versées aux pompes à chaleur, et l’objectif est de réorienter les financements. Le bois est renouvelable, mais il émet des particules fines, ce que la pompe à chaleur ne fait pas.

Autrement dit, l’écart de coût à l’installation s’est resserré entre un appareil au bois et une pompe à chaleur. Le bois garde son avantage sur le combustible, il en perd une partie sur l’investissement. Voir notre page pompe à chaleur.

Ce qui décide du coût réel, et qui n’est pas le prix du stère

Trois facteurs pèsent autant que le tarif affiché.

L’humidité. Un bois à 20 % d’humidité ou moins délivre toute son énergie ; au-dessus, une partie de la chaleur sert à évaporer l’eau au lieu de chauffer la pièce. Un bois vendu « sec » sans taux mesuré n’est pas une garantie : demandez le chiffre.

Le rendement de l’appareil. Entre une cheminée ouverte et un poêle récent, le rapport va de un à trois pour le même bois brûlé. C’est le premier poste d’économie, avant le choix du fournisseur.

Le stockage. Acheter en 1 m au meilleur prix n’a de sens que si vous pouvez fendre et abriter. Un bois stocké à même le sol ou sous bâche étanche reprend l’humidité et perd le bénéfice de l’achat.

Le bois en appoint, et un contrat pour le reste

Très peu de logements sont chauffés au bois seul, et ce n’est pas un hasard. Le bois chauffe la pièce où il se trouve, il demande de la présence, et il ne produit pas l’eau chaude sanitaire. Dans la pratique, il vient en complément d’un chauffage principal, et c’est là qu’il est le plus rentable : il prend la pointe de l’hiver, celle qui coûte le plus cher.

Ce qui veut dire que votre facture dépend encore largement de votre contrat d’énergie. Un poêle bien utilisé réduit la consommation, il ne dispense pas de payer le bon prix sur le reste. C’est vrai en électricité, où l’abonnement et le prix du kilowattheure se comparent, comme en gaz.

Et si le chauffage principal est encore au fioul, la question devient tout autre : voir notre page fioul, où l’installation d’une chaudière neuve n’est plus possible depuis 2022.

Les questions qu’on nous pose sur le chauffage au bois

Quel est le combustible bois le moins cher ?

À l’enquête ADEME 2024, la bûche de 1 m livrée, à 38,29 € le mégawattheure. Mais elle suppose de pouvoir la fendre et la stocker. Parmi les formats prêts à l’emploi, la bûche de 50 cm à 44,77 € reste le meilleur compromis, le granulé se situant autour du double.

Le granulé va-t-il remonter ?

Personne ne peut l’affirmer, et une page qui le prétendrait serait malhonnête. Ce qu’on peut dire, c’est que le granulé est un produit industriel, donc sensible aux coûts de production et aux tensions d’approvisionnement : il a flambé en 2022 puis reperdu de 18 à 33 % en un an. Il faut le surveiller, là où la bûche bouge lentement.

Le bois est-il vraiment moins cher que l’électricité ou le gaz ?

Au kilowattheure de combustible, oui, nettement. Mais la comparaison s’arrête là : le bois ne chauffe que la pièce où il brûle, il ne fait pas l’eau chaude, et il demande du temps. Le calcul honnête compare une facture complète, pas deux prix au kilowattheure.

Les aides existent-elles encore pour un poêle à granulés ?

Oui, mais réduites de 30 % depuis le 1er janvier 2025. MaPrimeRénov', les certificats d’économies d’énergie et la TVA à taux réduit restent mobilisables, à la condition habituelle d’un installateur qualifié RGE et d’un dossier déposé avant la signature du devis.

Combien de temps faut-il faire sécher du bois ?

Comptez 18 à 24 mois à l’abri et ventilé pour descendre sous 20 % d’humidité, selon l’essence et la région. C’est pourquoi acheter en 1 m au meilleur prix demande de l’avance : le bois acheté cette année se brûle l’hiver d’après.

Une cheminée ouverte chauffe-t-elle ?

Très peu. Entre une cheminée ouverte et un poêle ou un insert récent, le rapport de rendement va de un à trois pour la même quantité de bois. Poser un insert est souvent l’économie la plus rapide, avant même de changer de fournisseur de bois.

Sources

  1. Enquête sur les prix des combustibles bois, données ouvertes (data.ademe.fr)
  2. Base de données des prix des produits pétroliers, feuille Combustibles (ecologie.gouv.fr)

Multipliez les économies en comparant nos autres produits

Appeler un conseiller · 09 72 14 99 46