Nouvelles taxes et contributions sur l’électricité en 2026
- 1. Une facture d’électricité ne se résume pas au prix du kWh
- 2. L’accise sur l’électricité (ex-TICFE) : redevenue un poste majeur
- 3. Le TURPE : la contribution au réseau électrique
- 4. La TVA : une taxation en cascade
- 5. Pourquoi les taxes restent élevées malgré la fin de la crise
- 6. Peut-on réduire l’impact des taxes sur sa facture ?
En 2026, de nombreux consommateurs ont l’impression que leur facture d’électricité reste élevée, même lorsque le prix du kWh semble se stabiliser. Cette sensation est fondée : le prix de l’électricité ne se limite pas au tarif du fournisseur. Une part importante de la facture provient de taxes et contributions, souvent mal comprises, mais bien réelles.
Ces prélèvements financent le réseau, la transition énergétique, la solidarité territoriale et certaines politiques publiques. En 2026, leur poids est structurellement plus élevé qu’avant la crise énergétique, même si la situation s’est normalisée.
1. Une facture d’électricité ne se résume pas au prix du kWh
Pour un foyer français moyen, la facture d’électricité se compose de trois grandes briques :
- le coût de l’énergie (le kWh et l’abonnement du fournisseur),
- le coût du réseau (transport et distribution),
- les taxes et contributions, fixées par l’État.
En 2026, les taxes et contributions représentent environ 30 à 35 % de la facture totale, une proportion nettement plus élevée qu’au début des années 2010.
2. L’accise sur l’électricité (ex-TICFE) : redevenue un poste majeur
Anciennement appelée TICFE, l’accise sur l’électricité avait été fortement réduite pendant la crise énergétique pour protéger les ménages. Cette mesure exceptionnelle a pris fin.
En 2026 :
- l’accise est progressivement revenue à son niveau normal,
- elle s’applique à chaque kWh consommé,
- son montant est indépendant du fournisseur choisi.
Concrètement, même si vous changez d’offre, cette taxe reste identique.
Pour un foyer consommant 3 500 kWh par an, l’accise représente désormais plusieurs dizaines d’euros par an, contre seulement quelques euros pendant la période de bouclier tarifaire.
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3. Le TURPE : la contribution au réseau électrique
Le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité) finance :
- l’entretien du réseau,
- les investissements de modernisation,
- l’adaptation aux nouveaux usages (véhicules électriques, autoconsommation, smart grids).
En 2026, le TURPE poursuit sa hausse modérée mais continue, pour plusieurs raisons :
- vieillissement des infrastructures,
- renforcement du réseau pour intégrer les énergies renouvelables,
- sécurisation de l’approvisionnement.
Cette composante est intégrée dans l’abonnement et le prix du kWh, et elle est strictement régulée.
4. La TVA : une taxation en cascade
La TVA s’applique à deux niveaux :
- 20 % sur le kWh et les taxes,
- 5,5 % sur l’abonnement (dans la majorité des cas).
C’est un point souvent méconnu : la TVA s’applique aussi sur certaines taxes, ce qui amplifie mécaniquement leur impact sur la facture finale.
Même sans hausse du prix de l’électricité elle-même, cette structure fiscale contribue à maintenir des factures élevées.
5. Pourquoi les taxes restent élevées malgré la fin de la crise
La crise énergétique de 2022-2024 est considérée comme terminée sur le plan de l’approvisionnement, mais les besoins de financement sont durables.
Les taxes servent notamment à :
- financer la transition énergétique,
- moderniser le réseau électrique,
- compenser les dispositifs passés de protection des consommateurs,
- maintenir une péréquation tarifaire entre territoires.
Il ne s’agit donc plus de taxes “exceptionnelles”, mais d’un nouvel équilibre structurel.
6. Peut-on réduire l’impact des taxes sur sa facture ?
Les taxes elles-mêmes sont incompressibles, mais leur poids peut être réduit indirectement.
Les leviers les plus efficaces restent :
- la réduction de la consommation,
- le choix d’une offre avec un prix du kWh compétitif,
- une adaptation de la puissance du compteur,
- l’optimisation des usages (heures creuses, autoconsommation, sobriété).
Comparer les offres reste essentiel, car une différence de prix du kWh s’applique aussi sur la partie taxable, amplifiant l’écart final.
FAQ
Elles sont revenues à un niveau normal après les baisses exceptionnelles liées à la crise énergétique.
Non. Les taxes et contributions sont identiques quel que soit le fournisseur.
Environ 30 à 35 % de la facture totale d’un foyer moyen.
Oui, une partie des taxes est elle-même soumise à la TVA.
En consommant moins et en choisissant une offre d’électricité plus compétitive, adaptée à son profil.