Pourquoi les offres d’électricité verte sont parfois moins chères que les offres classiques
- 1. D’abord, une réalité souvent mal comprise : toute l’électricité est la même
- 2. Le coût de production des renouvelables a fortement baissé
- 3. Les garanties d’origine coûtent peu… très peu
- 4. Les offres vertes sont devenues un levier commercial
- 5. Offre verte moins chère ≠ offre “trompeuse”
- 6. Toutes les offres vertes ne se valent pas
- 7. Pourquoi certaines offres classiques restent plus chères
Pendant longtemps, l’électricité verte a été perçue comme une option plus chère, réservée aux consommateurs prêts à payer davantage pour des raisons environnementales. En 2026, cette idée reçue ne tient plus toujours.
De plus en plus de ménages découvrent, parfois avec surprise, que certaines offres d’électricité verte sont aujourd’hui moins chères que des offres dites “classiques”. Comment est-ce possible ? L’électricité verte n’est-elle pas censée coûter plus cher à produire ? Y a-t-il un piège ?
1. D’abord, une réalité souvent mal comprise : toute l’électricité est la même
Sur le réseau français, il n’existe pas de “circuit vert” et de “circuit classique”.
Tous les fournisseurs injectent leur électricité sur le même réseau, et tous les consommateurs reçoivent exactement la même énergie au compteur.
Une offre verte ne signifie donc pas que vous recevez physiquement une électricité différente, mais que le fournisseur s’engage contractuellement à injecter dans le réseau l’équivalent de votre consommation à partir de sources renouvelables, via un mécanisme de garanties d’origine.
Cette distinction est essentielle pour comprendre pourquoi le prix peut varier.
2. Le coût de production des renouvelables a fortement baissé
Contrairement à une idée répandue, l’électricité renouvelable est aujourd’hui l’une des moins chères à produire.
En 2025–2026 :
- le solaire et l’éolien terrestre affichent des coûts de production très compétitifs,
- ils ne dépendent ni du gaz, ni du charbon, ni des tensions géopolitiques,
- ils ne sont pas soumis aux coûts du carbone (ETS).
À l’inverse, une partie de l’électricité “classique” reste indexée, directement ou indirectement, sur :
- le prix du gaz,
- le prix du CO₂,
- la volatilité des marchés internationaux.
Résultat : produire de l’électricité verte coûte souvent moins cher aujourd’hui que produire de l’électricité fossile.
3. Les garanties d’origine coûtent peu… très peu
Le mécanisme clé des offres vertes repose sur les garanties d’origine (GO). Ce sont des certificats attestant qu’1 MWh d’électricité renouvelable a bien été injecté sur le réseau.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent :
- une garantie d’origine coûte en général quelques centimes par MWh,
- son impact sur la facture finale est quasi négligeable.
Autrement dit, proposer une offre verte n’ajoute presque aucun coût significatif pour le fournisseur, surtout lorsqu’il s’approvisionne déjà sur des marchés renouvelables compétitifs.
4. Les offres vertes sont devenues un levier commercial
En 2026, l’électricité verte n’est plus un produit de niche. Elle est devenue un outil de différenciation commerciale majeur. De nombreux fournisseurs utilisent les offres vertes pour :
- attirer de nouveaux clients,
- améliorer leur image de marque,
- capter des consommateurs sensibles au prix et à l’impact environnemental.
Résultat : certaines offres vertes sont volontairement positionnées en dessous des offres classiques, non pas parce qu’elles sont de moins bonne qualité, mais parce qu’elles servent de produit d’appel.
Ce phénomène est particulièrement visible chez les fournisseurs alternatifs.
Service proposé par Affinicia. Appel gratuit du lundi au samedi de 9h à 19h
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5. Offre verte moins chère ≠ offre “trompeuse”
Une offre verte moins chère qu’une offre classique n’est pas forcément suspecte.
Elle peut s’expliquer par :
- un approvisionnement direct auprès de producteurs renouvelables,
- des coûts de structure plus faibles,
- une stratégie commerciale agressive,
- une offre indexée ou à prix fixe bien négociée.
Ce qu’il faut vérifier, ce n’est pas “verte ou pas verte”, mais :
- le prix réel du kWh,
- le montant de l’abonnement,
- la durée de garantie du prix,
- la nature de l’engagement (fixe ou indexé).
6. Toutes les offres vertes ne se valent pas
Attention toutefois : toutes les offres vertes ne reposent pas sur le même niveau d’engagement. On distingue notamment :
- les offres vertes standard (garanties d’origine européennes),
- les offres vertes premium (GO françaises, parfois couplées à un producteur précis).
Les offres premium peuvent être légèrement plus chères, mais ce n’est pas systématique. Le prix dépend davantage de la stratégie du fournisseur que du caractère “vert” de l’offre.
7. Pourquoi certaines offres classiques restent plus chères
Les offres dites “classiques” peuvent être plus coûteuses pour plusieurs raisons :
- dépendance partielle aux marchés fossiles,
- contrats historiques moins optimisés,
- inertie tarifaire chez certains fournisseurs,
- moindre pression concurrentielle sur les offres non vertes.
Dans certains cas, ce sont justement les offres vertes qui bénéficient des meilleures remises.
FAQ
Non. En 2026, certaines offres vertes sont même moins chères que des offres classiques.
Non. L’électricité est identique pour tous les consommateurs, quel que soit le fournisseur.
Non. Leur coût est très faible et a peu d’impact sur le prix final.
Oui, à condition de vérifier le prix du kWh, l’abonnement et les conditions du contrat.
Elles soutiennent la production renouvelable, mais le niveau d’engagement dépend du type d’offre (standard ou premium).
Parce que les écarts de prix entre deux offres vertes peuvent être importants, et certaines sont bien plus compétitives que des offres classiques.